Bonjour Joël,
Cet adage "nulle lumière nulle influence", je peux dire qu'il a été une révélation pour moi, lorsque je l'ai lu "sous la plume' de Denis Labouré et j'ai trouvé curieux qu'il soit si occulté, car enfin en dehors de Denis, même chez les astrologues qui en principe n'utilisent que le septénaire, personne ne le rappelle á ma connaissance, comme si il faisait un peu honte. Aussi, j'aimerais faire part de quelques réflexions à ce sujet.
Comme j'ai commencé l'astro par le courant humaniste, jusqu'à ce que je lise les justifications de Denis Labouré pour n'utiliser que, ou avant tout, le septénaire planétaire, je donnais bien sûr une grande importance aux planètes invisibles les plus admises (Uranus, Neptune et Pluton). Mais comme je n'étais venu à l'astro que par l'intérêt pour les études traditionnelles, pour reprendre le titre de l'ancienne revue guénonienne, la présentation de l'astrologie par Denis, quand j'en ai pris connaissance, m'est apparue comme ce que je cherchais vraiment en matière d'astro et que je n'avais pas encore trouvé. Seulement, à mesure que je suivais les expositions et interventions diverses de Denis, je me suis aperçu que son rejet des invisibles, au nom du fameux adage, n'était pas si rigoureux ou radical que l'adage lui-même le paraît. En somme, il ne fait que prioriser le septénaire, tant qu'il n'a pas trouvé de preuves qu'il soit nécessaire d'utiliser autre chose pour la finalité principale qui est selon lui celle de l'astrologie, á savoir la prévision.
Seulement, cette réserve au bout du compte, qu'on le veuille ou non, me semble détruire l'adage qui ne devrait pas souffrir d'exception d'aucune sorte, sans être en somme remis en question.
A moins qu'on considére, en somme, que les planètes transaturniennes ont bien en fait une lumière, ainsi que tous les astéroïdes sans quoi on ne les aurais jamais découverts même avec un instrument quelconque, mais qu'il s'agit d'une lumiére invisible à l'oeil nu depuis la terre. A partir de lá, il résulterait une possibilité d'une investigation sur des influences existant à l'insu (ou non) des anciens et en tous cas dont ne rendait pas compte le septénaire. Je ne sais pas si c'est lá la position de Denis qui n'est pas très dissert sur la question.
Car en outre, si l'on refuse de nier absolument une influence à des corps célestes invisibles, en se contentant de souligner qu'il ne peut y avoir accord sur leur rôle réel entre les astrologues comme il y avait entre les anciens á propos du septénaire, est-ce qu'on ne prend pas parti du même coups pour une réalité matérielle de l'influence, et non symbolique, "les astres influent réellement, dans une espéce de néo-thomisme ou d'une néo-sympathie universelle (qui est en somme le point de vue de mon premier prof d'astro humaniste) et non pas "indiquent", comme le soutenait le courant néo-platonicien et hermétiste. Que pourraient indiquer des astres invisibles?
J'aimerais avoir ton sentiment sur ces réflexions et doutes.
Bien cordialement,
Guy